Brèves: l'actualité minceur et bien-être
Les oméga 3, essentiels pour lutter contre l’obésité
Le 23/02/2012 par Marie Lascaux
Les résultats d’une étude franco-anglo-japonaise démontrent le rôle-clé des acides gras essentiels oméga 3 dans la régulation du métabolisme.
Les oméga 3, présents en grande quantité dans les poissons gras, le soja ou encore les graines de lin, sont des acides gras essentiels poly-insaturés, excellents pour la santé, et leur consommation est recommandée par tous les nutritionnistes. On en sait désormais un peu plus sur leur rôle exact dans la régulation de l’appétit et du poids, grâce aux travaux de l’équipe internationale emmenée par le professeur Philippe Froguel du laboratoire Génomique et maladies métaboliques.
Les chercheurs se sont penchés sur le rôle de l’hérédité dans les différentes façon dont nos organismes réagissent à une alimentation déséquilibrée - certains deviennent obèses, tandis que d’autres prennent seulement quelques kilos, voire rien du tout – en étudiant les récepteurs présent dans notre système digestif et dans le foie, qui captent les lipides et transmettent les signaux qui contrôlent l’appétit, les préférences alimentaires et le stockage des graisses.
"L'un de ces récepteurs, spécifique aux acides gras insaturés comme les oméga 3, est codé par le gène GPR120", explique le professeur Philippe Froguel. Or, des souris chez qui ce gène est muté artificiellement pour ne pas fonctionner, soumises à un régime riche en sucre et en graisse, deviennent obèses beaucoup plus rapidement que celles du groupe témoin. Elles développent également des troubles hépatiques et un diabète sucré.
Parallèlement, les chercheurs ont découvert une mutation spécifique sur ce gène chez 14 500 patients obèses. Cette anomalie est présente chez 3 % des personnes en net surpoids et elle augmente de 60 % le risque de développer une obésité. Chez les porteurs de la mutation, les acides gras insaturés ne déclenchent pas la production d'hormones de la satiété, dont le GLP1, qui est prescrit comme médicament du diabète, car il favorise la production d'insuline. Les résultats de cette étude ouvrent donc la voie à des traitements nouveaux contre les maladies liées à l'obésité.











